me revoilà dans le monde ou tout est organisé, bien placé, bien noté, comme si tous les êtres humains étaient ficelés à une seule conception de vie et que nous ne devons pas nous séparer de cette conception.

Quelque part, pourquoi pas. Quand nous vivons tous en communauté, il faut des règles pour les humains, imposées par d'autres humains, et que lorsque nous sortons de ces régles il s'établit une "hors conexion" .

C'est ce qu'on dit autour de moi.. si tu sors des clous et de cette zone qu'on t'a imposé, tu reçois une contravention bien marquée au fer rouge sur ta vie.

Quelque part , en revenant à ces règles que l'on doit suivre, elles nous permettent une vie en communauté bien stable, ou on file tous "presque droit" .

C'est un peu ce qui manquait aux voitures folles et à ces gens encore plus fous que toutes ces voitures qui veulent aller vite, et tout ce petit monde pratique toutes les non règles en oubliant le bon comportement et ce bien vivre ensemble .

Mais je n'ai pas envie de philosopher et de refaire le monde, qui ne changera pas.

Je suis juste dans un manque. Un manque de paysage, un manque de solitude, un manque de devenir invisible dans un tas de gens qui marchent à côté de moi. Je suis en manque de l'océan qui se rapproche de la mer , et des montagnes et du vent qui passent sur le côté de cet autre continent.

Je suis en manque des murs colorés, et des ruelles si étroites ou lorsque je les emprunte, je me demande comment je peux passer.

Je suis en manque des gens que j'ai rencontré, qui ont été et qui sont pour moi, une richesse infini d'émotions et qui ont apporté différentes réponses sur certaines facettes de la vie, me prouvant encore une fois que la simplicité est une réelle richesse permettant de voir autrement, le monde autour de nous.

D'un petit rien nous pouvons en faire un tas de choses, sans oublier que nous ne sommes que des êtres éphémères dans une vie éphèmère, et que le matériel n'est pas un but.

Il me manque le levé du soleil ou je prenais le temps de le regarder après la prière du matin, et quand j'entendais l'appel à la prière du soir, j'étais souvent en train de regarder la lune se confondre avec les nuages laissant un peu des rayons du soleil venir peindre l'immensité en haut de ma tête.

Et quelques fois, je me retrouvais là, en face de l'océan , voyant petit à petit le jour disparaitre comme si il allait se noyer dans les vagues si turbulentes quelques fois, mais qui au loin semblaient si calme.

Il me manque les contacts ou chacun se parlent sans se connaitre, sans pour cela dire que c'est un pays parfait, car je vous avoue, il est si imparfait. Je crois que je suis arrivée à trouver ma place , peut être car j'étais une invisible dans les rues, et que je cheminai dans ma quête autour du pays, me rencontrant moi même en rencontrant les autres.

Tous les soirs depuis mon retour, j'ai l'impression d'être dans un vide absolu ou on m'a posé comme une marionette, et que l'on regarde lorsqu'elle traverse le néant.

Oui c'est ça, je suis comme une marionnette vide qui traverse le néant, à la recherche de la continuité de ma quête, que je ne retrouve pas ici.

A quoi ressemble ma quête ? C'est une marche soit physique soit spirituelle, en quête d'un bien être, et d'une remise en question sur qui je suis, ce que je fais, et les gens que je rencontre me permettant de m'enrichir sur le plan humain.

Quelques fois je me blesse, mais les blessures ne sont jamais graves, puisque ce sont des étapes dans la vie, et qu'à part aller comprendre pourquoi je me suis blessée sans prétendre que c'est une fatalité.

Car il n'existe pas de fatalité. Ce qui est écrit est écrit, mais chacun est libre d'emprunter le chemin qu'il souhaite prendre pour arriver à sa destination.

J'ouvre la clé. La porte de mon appartement est bleu. Bleu.. Encore un peu d'espoir pour repartir un jour.

Il me manque les rêves au mélange de réalité. Comme un plat sucré salé, et sur le bord du plat ou on y trouve du fade, alors je mets un peu de piment .

 

Moi,