Pensées Sans Bavardages

25 juillet 2017

C'est un jour de juillet, un jour ou les feuilles des arbres ne tombent pas

C'est un jour de juillet, un jour ou les feuilles des arbres ne tombent pas. Normal ce n'est pas l'automne. J'avais envie de me poser sur ces arbres jaunis et orangés avec un peu de vert, sous une couleur rouge dorée et qui nous portent vers une lumière.

C'est un jour éloigné des derniers mois de l'année ou le froid n'est pas encore glacial, mais ou le vent vient souvent nous raffraichir les pensées, et nous portons  nos émotions à la vie comme si on devait nous embellir du parfum d'un bien être.

J'aimerai tourner, tourner sur moi même, et danser en écoutant la musique du monde.

La musique du monde... Sais tu ce que c'est la musique du monde ? Elle vient du sol, elle vient des plantes, elle vient des nuages et du ruisseau qui coule, elle vient de la cascade qui parle aux fleurs, et elle se saisit de la roche pour en faire de l'herbe, et elle m'apprend juste à cacher mon regard pour écouter la vie.

Apprendre à sentir avec mes lèvres, et toucher les infinis même quand mes propres querelles me l'interdisent.

Je crois.

Ce doit être la pensée de l'automne qui me fait dire des lignes, qui finalement n'ont aucun intérêt.. Mais peu importe l'intérêt qu'elles vous portent, puisque dans la nuit, les lignes me cachent dans les ombres d'une nuit à la lune éveillée.

Puisque nous sommes en juillet, je vais regarder la mer dans son côté calme, là ou les touristes ne viennent pas prendre plaisir à se baigner . Normal, c'est un jour de juillet, un jour qui se confond avec d'autres jours, mais ou ils se diront à la fin des vacances que leurs vacances étaient agréables, puis ils enchaineront alors avec les autres habitudes qu'ils avaient laissé à leur départ de vacances.

 

Je parle de ce qui peut être si inutile pour ceux qui pourraient m'écouter, mais quand bien même utiles pour ces conversations fredonnées par tant d'inconnus aux regards cramponnés à l'espoir qui se nourrit d'un semblant de grande solitude.

Je parle au vent, à la rue quand je marche, à l'oiseau que j'entends voler d'une branche à une autre en espérant qu'il ne se fasse pas écraser.

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C'est si facile d'écraser les êtres sans forces, ces êtres qui ont abandonné la confiance dans une ruelle paumée d'une ville étourdie. Une ville étourdie ou disloquée par le bruit sourd des véhicules qui passent ainsi que des passants qui piétinent les mots pour combler leurs vides

Il faut habiller le vide. Alors je vais dessiner dans l'air les sanglots des nuages, peut être même mes propres larmes, celles qui finalement redonnent un peu de vie. 

Je te rassure, je ne suis pas triste tu sais.

Je mélange le salé et les épices et mes mots posés sur mes sourires deviennent larmoyants quand je te parle..

Tu m'écoutes, tu ne dis rien, et je sens tes lèvres devenir joyeuses . A croire que tu as saisis comment je fonctionne, comme si tu savais que je n'allais jamais suivre à la lettre ces recettes toutes composées, et que j'y rajouterai un peu de mes insolences.

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J'ai envie d'aller au bout de l'océan où je me poserai sur un rocher, peut être même que j'inventerai ce rocher si il n'existe pas. La lune veillera sur les vagues. J'espère que les vagues ne seront pas turbulentes tu sais, juste un peu émotives.

C'est un mois de juillet.. un jour d'un mois de juillet ou les feuilles des arbres ne se détachent pas...

Je crois n'avoir rien dit, à part que dans le sac à dos de mes rêves, quelques uns de ces rêves me disent que bien au delà d'ici, il doit exister un silence ou je peux m'éloigner, le temps d'une aventure, le temps d'une escapade, le temps de voir d'autres infinis..

Les infinis sont partout, réels, si différents..

Alors sur les quais des villes et les trottoirs des gares, sur les portes des avions ou juste là au bout de mes pieds, j'ai envie de tourner sur moi même . Comme un enfant qui finalement ne se soucie plus du regard des autres,  ressentir la vie s'installer dans mes rires, et puis apprendre à mes larmes à s'habiller d'espoir .

Je n'ai rien dit... je crois...

Moi, MR


Cest apaisant

 

 

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23 juillet 2017

Sur le trottoir, ou sur la ruelle ,

Sur le trottoir en plein centre villes. Des gens, tout comme vous, tout comme moi marchaient , les uns avec leur esprits propres, d'autres avec leurs esprits si souillés dans des habits si convenables.

On ne reconnait pas les gens avec leur apparence, mais leur méthode d'être et de devenir .

Je les ai regardé, assise sur le bord de la rue, isolée de ce brouhaha qui venait perturber mes silences qui me reposaient des fracas de la vie.

Ah oui, les fracas de la vie. Les gens que l'on rencontre qui se disent si bien et viennent vous exploser vos sourires à la moindre occasion, comme si ils avaient pour projet la déformation de ma propre vie.

Ca fait partie des fracas de la vie , entre autre.

Parfaite inconnue dans un trottoir de la ville blanche, les voitures défilent en même temps que les piétons, toujours aussi fou les uns que les autres, et comme si ils étaient condamnés à rester fou pour vivre ensemble.

Mais cela fait partie des inconvénients de cette ville, qui a mille et un charmes.

Hier j'ai emprunté une ruelle, ou seule une voiture pouvait passer, et ou s'entretenait dans cette ruelle, une chaleur des êtres,une fête d'une vie en communauté, et des parfums qui sortaient des cuisines aux épices dont je ne connais même pas le nom.

Dans cette rue, un coiffeur . Il exposait au dehors ses serviettes, sûrement mal lavées, voire même pas lavées, mais de manière à ce qu'elles sèchent rapidement pour le prochain client. Elles devaient à mon avis avoir l'odeur des épices qui traversaient la ruelle, mélangée à un peu de vent poussiérieux.

Oui, ici beaucoup de poussière, comme beaucoup de ruelles si étroites, dont la beauté de chacune est évidente.

Je me demande encore comment fais pour entretenir une ligne et atterir dans une ligne différente alors qu'à la base je parlais des êtres et de leurs pensées mal famées sous des habits au décors bien propres.

Nous sommes tous entourés de ces êtres, qui viennent comme des loups, vous dévorer. Quelques fois les loups vous dévorent lentement, puis d'autres fois bien plus rapidement, mais avec une telle sauvagerie.

Peut être qu'on devrait réaliser que nous sommes tous, à part égale, et que la vie personnelle ne se fait pas comme si nous étions un sergent attendant les règles de son commandant. La vie intime n'est pas une armée, ou l'on ordonne ce qui doit être fait sans que l'autre pense, et sans que l'autre ne fléchisse.

Certains continuent d'exercer leurs pouvoirs médiocres sur ceux qui sont déjà partis, car ils ont compris leurs points faibles. Malheureusement cela peut durer des années.

Comme si nous étions les sujets de ces sujets et que nous devenions leurs propres verbes .

Enfin je ne parle pas de moi. Mais je sais avoir subi ces mêmes lourdeurs morales, il y a un temps, quand j'étais si indécise vis à vis de qui j'étais, et que je n'avais aucune confiance en moi.

Jusqu'au jour ou j'ai réalisé que , comme dans une ruelle , avant de faire confiance à autruit, commençons à faire confiance en ce que nous sommes.

Je crois.

Dans la page du fou qui passe, le fou n'écris plus. le fou n'a pas le temps, et puis le fou n'a pas envie. Ie fou a besoin d'une aventure humaine l'histoire de quelques jours, s'éloigner de la solitude des autres, cette solitude aux regards vides et qui vient glacer nos propres espoirs, et nos propres rires.

Alors, le fou s'achemine à travailler, à se perdre dans les égarements d'une économie qui détruit tout ce qui peut rendre l'homme, si heureux.

Il ne pleut pas , il fait une chaleur intense. Les lumières de la ville se mélangent et maquillent les êtres qui passent, ainsi que les voitures quelques unes si belles, d'autres moins belles, mais finalement toutes aussi folles.

J'ai repris la voiture, m'éloignant de la fourmilière du trottoir pour arriver vers une autre fourmilière, celle d'une rue à deux sens. Je me mélange à tout ce monde faisant attention aux piétons qui arrivent de partout.. Les policiers sont là à chaque rond point, ou chaque 200 mètres. Les gens vont et viennent de partout, la ville est animée comme tous les soirs, et j'évite la corniche, là ou les touristes viennent pour exaspérer les résidants.

Je ne vois pas la pauvreté ce soir, tout le monde semble avoir sorti son meilleur maquillage pour se fondre à la foule...

Peut être ...

 

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Moi, MR

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18 juillet 2017

Reflexions toutes faites alors : qui je suis pour eux ?

 

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J'ai pris la ruelle de la solitude.

Il y a peu de temps quelqu'un m'a dit que la solitude me faisait du mal.

Mais je crois surtout que cette solitude est essentielle pour toutes ces réflexions me permettant de voir l'évidente réalité telle qu'elle est et non pas en la modifiant.

En m'éloignant un peu des autres, je dévie aussi de ces lignes plus ou moins interdites .

Je dévie des routes ou j'y trouve autant mes erreurs que celles des autres, sachant que je n'ai plus envie de porter les erreurs des autres comme si elles étaient les miennes..

Certes, ils m'ont traité d'égoiste et de menteur, ou de personne incapable d'agir ou d'aimer car je suis en train de me retirer du rôle que je joue depuis des années.

C'est normal, ils n'avaient pas l'habitude de me voir tel que je suis. Ils m'ont créé des directions à prendre, et pour ne pas leur faire du mal, alors j'ai suivi les directions, me disant que faire du bien aux autres faisait partie de qui j'étais.

Mais j'ai juste oublié que ces autres , j'en faisais partie.

Je leur ai dit que j'ai escaladé mes propres débris et j'en escalade encore. Et mon corps et mon esprit on besoin de cette évasion, celle de ne rien faire, de ne rien dire,car je suis en train d'étouffer, car l'air manque à chacun de mes pores, et que je suis en train de me regarder mourir.

Alors j'ai marché. Il me reste beaucoup de trajets à parcourir, et je ne suis pas épuisée de ma marche.

Je crois que je suis encore au stade du début de la marche, ou ma quête atteint une autre dimension du bien être.

Je découvre que mon esprit se déplait dans les grands boulevards aux jolis feux tricolores et ou l'économie domine sinon tu deviens leur sans domicile fixe , et que je suis de plus en plus attirée par des gens aussi solitaires que moi.

Je dépose certains de mes silences sur les bancs vieilis par le temps.

Je me suis mise à sourire devant les vagues ou face à la feuille qui parle aux oiseaux ou à l'étang qui vibre quand le papillon s'envole.

J'ai aimé ces moments. Ils m'ont pris pour un fou, alors je dois être le fou de mon aventure humaine

Reflexions toutes faites alors : qui je suis pour eux ?

Moi, MR

 

 

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17 juillet 2015 à 17 juillet 2017 - Hisham ton fils à ta recherche depuis 2 ans

17 juillet 2015- 17 juillet 2017

Papa,

2 ans que ça dure, la blessure n’est toujours pas cicatrisée
2 ans que le temps s’est arrêté, depuis plus rien est pareil
2 ans que j’encaisse, je me plains toujours pas, mais je râle pour n’importe quoi, pardonnez moi, comprenez moi
2 ans que je fais semblant, le masque est bien présent,
tout ce temps à see demander comment ? Pourquoi? Où ?
Tout ce temps à se demander si tu es vivant ? en bonne santé ? est ce que tu manges à ta faim ?

2 ans que je cavale,
2 ans sans réel repos, quelques éclaircies, prendre de la hauteur mais pour toujours replonger vers le sol et même au dela…
2 ans que je porte un sourire camouflage,
2 ans à l’affut, à lire les rubriques nécrologiques,
qui sait on te retrouvera peut être dans une foret ou sur un banc public comme un soldat abandonné sur le champ de bataille…

2 ans dans un labyrinthe, je ne sais plus où aller, quoi faire.
y’a rien de certain sauf mes doutes
2 ans à espérer que tu ailles bien, que tu n’aies pas froid ou trop chaud
2 ans à me dire que mon père ne peut pas finir comme ça, seul je ne sais où
dans la rue comme un sans domicile fixe, à mendier pour vivre par exemple
toi qui reconstruit ce pays, venu d’ailleurs, vécu tellement d’injustices pour ta famille.

2 ans de crises d’angoisse, les yeux grands ouverts en pleine nuit
2 ans à t’écrire…
2 ans à recevoir des mails, sms, appels de personnes inconnues qui ont pitié pour nous, qui prient pour un dénouement heureux.

2 ans putain…
2 ans que je reçois des messages de personnes dans la même tournante que moi
2 ans que je me dis que la seule aide sur laquelle on peut compter c’est celle des gens et celle du Miséricordieux…
2 ans que je raconte ma vie, que je m’expose, combien de temps avant que j’implose ?
2 ans que cette pétition est là, mais les politiques que ne bougent pas, la police non plus, trop de travail surement…

papa, je ne sais pas comment tout ça se finira,
mais je pense que personne ne t’oubliera
pour ma part qu’on se souvienne de moi comme un fils qui aura tout fait pour son père.

Hisham
ton fils 
à ta recherche depuis 2 ans

 

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Ce fracassant suplice de mon cerveau

La douleur est intense, cela fait deux jours. Deux jours ou je souhaite arracher de mon corps ma tête.

Non seulement la douleur cérébrale est intense, mais viennent à ceci s'ajouter d'autres douleurs, cassantes pour mon corps, comme si un morceau de béton était en train de briser les os .

Je vois mon corps se consumer, et mon cerveau entretenir la douleur.

Putain de douleur. Comme si j'avais entretenu avec elle une relation fidèle d'époux, alors qu'en fait je voudrais bien qu'elle me soit si infidèle.

Je ne peux PAs prendre de médicaments pour anéantir l'autre douleur de mon corps

Je deviens comme un oiseau étalé sur le goudron et personne ne me voit pour venir me secourir.

La douleur est en train de lécher mon sang. Je ne sais pas si mon sang en ce moment est limpide.

En plus de ce fracassant suplice de mon cerveau, je ne sais même pas si j'ai une crise de paludisme, car je passe du froid au chaud et car j'ai l'impression que tout se brise, en commençant par le bout de mes doigts .

J'aimerai qu'on me coupe les doigts afin de ne pas sentir un manque d'air en eux. Oui voilà comme un manque d'air et que je cherche à oxygéner qui je suis

Et si je m'effrondrai là ? Et si mon cerveau était en train de me dire qu'il faudrait que j'aille voir un neurologue. Je suis dans la période ou je dois passer un examen, faire un scanner ou un irm ou un angio irm ou une artériographie.

Jamais compris à leurs histoires d'images cérébrales.

Tout à l'heure, je dois retourner au travail, et je n'arrive plus à dormir. Cela fait plus d'une heure que je tourne dans le lit, cherchant un sommeil, profondémment perdu sur un trottoir éloigné de mon propre trottoir.

Oui je sais, mon lit est un trottoir. Un trottoir ou on y trouve des miliers de mes propres émotions, ou cette souffrance m'empêchera de verser une larme .

Car je ne veux pas avoir de rendez vous avec les larmes car de toure façon sur d'autres trottoirs, il y a des gens dans une autre douleur, et qui ont pris rendez vous avec la douleur depuis quelques heures, remontant sûrement à des années.

Je vais porter une belle robe fleurie, afin d'égayer un peu les cris que j'entends dans mon corps. La robe fleurie pour l'été et j'y adapterai un voile, léger, afin de faire passer le vent sur mes cheveux.

J'ai pris un médicament il y a 1 heure, je ressens la pression de mon corps devenir faible, et j'entends les chiens aboyer au dehors.

Je crois qu'on doit voir les étoiles dans la nuit, vu la clarté du ciel, et la chaleur intense en ce moment. Je retire ma chemise de nuit, je porte un t-shirt. Le tissus est plus léger, ou peut être je devrais allumer le climatiseur.

peut être que l'air frais de la climatisation va apaiser cette souffrance, mais encore il faudrait que je me lève, et me lever demander un effort considérable, car je ne ressens plus mes jambes.

Je vais marcher, me tenir au chevet dans un premier temps, puis sur les barrières du lit. J'ai ouvert une douce lumière verte pour ne pas offenser mes yeux, mais pourtant l'écran de l'ordinateur me fait très mal.

On dirait une vieille délaissée par les gens qui l'aiment, car tous partis en vacances. Normal, qu'ils en profitent, et en même temps, je prends le temps pour moi, celui de ne rien faire, ou peut être de faire des choses considérables et en solitaire.

Un peu d'espace, un peu d'abandon.

J'ai chaud, il faudrait une photo en noir et blanc de ma chambre et du trottoir sur lequel je suis assise .

Je répète encore, le trottoir c'est mon lit.

Il me faudrait ouvrir les fenêtres, placer un ventilteur sur le plafond si je ne peux pas mettre la climatisation.

Ainisi j'entendrai les bruits de ce dehors ou la nuit semble intense, et ou les gens sont peut être en querelle avec d'autres gens, ou certains sont prêts à s'aimer.

J'arrête les lignes, l'écran de l'ordinateur devient flou. En parlant du flou, il m'arrive depuis 3 jours de moins voir les objets et les êtres humains  et j'aperçois sur eux une ombre collée aux éléments et aux êtres,  comme un décors qui montre qu'il se passe  quelque chose sur ma santé, dont je devrai me soucier vraiment.

Comme une osbcurité qui peut faire si mal....

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Moi, MR

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16 juillet 2017

les cabanes et les chateaux dans les cartons pas glacés de nos souvenirs

elle a construit une cabane. Une cabanne faite par des grands cartons bruns qu'elle avait séparés et scotchés. C'était une cabane faite en papier cartonnée que l'on pouvait détruire, pour reconstruire un chateau.

Un chateau qui allait recevoir roi et reine, et puis princesses, et puis les chevaliers.

Dans son esprit, il devait y avoir des indiens.

Alors ils étaient quelques copains , à jouer aux jeux de l'innocence des enfants lorsqu'ils étaient plus jeunes et ou la technologie n'avait pas encore conditionné le cerveau.

Le cerveau n'était pas cimenté par les idées des autres.

La vie d'avant était alimentée selon des éléments naturels.

La technologie n'avait pas fait son apparition. On écoutait les tourne-disque encore ou les disques étaient en 33 et 45 et 78 tours et l'aiguille du tourne disque devait être préservée.

Sinon le disque s'enreillait.

On écoutait encore les cassettes, qui lorsqu'elles se déroulaient, le crayon rembobinait le fil.

Elle avait un compteur tournant sur son téléphone . Un compteur en cercle ou des chiffres étaient affichés . Lorsqu'elle était plus agée, elle se souvient que quand son père cadenassait l'appareil afin qu'elle ne puisse appeler personne, elle avait trouvé un système en pionnottant autrement sur l'appareil pour effectuer des appels.

C'est ainsi qu'elle discutait longuement avec l'homme de la lointaine Amérique, lorsque ce dernier n'était pas de garde à l'ambassade.

Les relations étaient plus vivantes et le soleil qui faisait si mal à la tête quelques fois ne l'empêchait pas de marcher durant des kilomètres pour voir celui qui se trouvait à l'autre bout de la ville.

Lui et elle n'était pas fait en papier Mâché et quelque soit les difficultés rencontrées, cette époque était belle ... 

On prenait le temps de regarder les étoiles, d'aimer les couchés d'un soleil et de voir l'autre apparaitre. Comme si chaque instant était magique.

L'époque des premières retrouvailles et des relations ou les seuls conflits et dialogues étaient réels, et non pas distribués par des réseaux sociaux. De nos jours les gens se construisent des copains virtuels qu'ils ne verront jamais et s'imaginent qu'ils sont en train de vivre, alors qu'au bout du compte, ils n'ont qu'un clavier et un ordinateur plantés en face d'eux.

Comme si certains devaient s'accoupler au réseau, et déterminer la vie en fonction de l'opinion des inconnus. Beaucoup de ces anonymes deviennent de plus en plus anonymes  et leurs rêves sont déterminés par d'autres anonymes.

Avant, les cabanes ou les châteaux étaient fabriqués par nos rêves, et les adolescents ou adultes faisaient de grands projets.

Je crois que les grands projets étaient de s'amuser, de vivre, de sourire quelques soit les tristesses que nous avions.

Peut être que les tristesses avaient une autre dimension, que nous étions prêts à tant de voyages mais que nous n'étions pas ainsi découvert face à la cruauté du monde. On devait s'appercevoir en directe, comment le monde était, ce qui devait ou pas nous convenir. On devait toucher le fil du mal être, comme le fil du bien être, et non pas orienter nos pensées en fonction de ce que ce bel internet et cette grande technologie nous montre.

La grande technologie nous envoie une façon d'être, comme si on devenait presque les robots alimentés par cette source.

Les jeux en cartons que l'on découpait, et quand une face se brisait, nous en constuisions une autre, afin d'avoir une nouvelle émotion, un autre sourire, et surtout pas fabriqués selon une norme.

On croyait que l'autre partie du monde s'amusait comme les rêveurs que nous étions.

Nous pensions refaire le monde avec nos espoirs et notre rebellion, et surtout avec une marche qu'on souhaitait entamer.

On ne remettait pas notre vie sur la pression des challenges si débiles mis sur un internet qui devient si intolérant. On faisait de l'amitié des relations naturelles, et de la camaraderie des relations simples nous permettant de vivre en communauté.

On aimait bien s'aimer, car ce mot ne dépendait pas juste d'un dictionnaire que l'on devait alimenter pour son vocabulaire, et ce verbe ne faisait pas partie d'une autre dimension.

En fait je me demande pourquoi je parle de ça . J'étais en train d'alimenter les pages sur l'état de notre jeunesse, ceux qui de mon époque, ont vécu la notion du temps et de la presque liberté.

Mais je crois que les gens qui n'ont pas les moyens financiers de nos jours, permettent à leurs enfants d'apprécier l'innocence de ce moment. La différence entre un enfant issus d'une classe plus aisée et d'une classe qui n'a pas les moyens, est énorme.

L'enfant issus du milieu pauvre et donc plus riche finalement, saute dans les arbres et escalade les murets et somnole au bord de l'étang en appréciant le vent, alors qu'un enfant d'une classe plus aisé est assis devant un ordinateur ou une télévision ou un jeu lui simulant son cerveau à devenir un esclave de la société de consommation.

Alors, mes chateaux et mes cabannes en cartons, et mes rois et mes princesses inventés avec des reines et des chevaliers, et des indiens qui venaient nous attaquer, sortaient des comptes de fées pour venir s'impliquer dans notre vie d'enfant.

Peut être pour cela que j'aime l'aventure. Non j'en sais rien en fait. Je ne crois pas que j'aime l'aventure à cause de ma jeunesse, mais plutôt grâce à mon père et son esprit aventurier.

Tout en partant du principe que l'aventure peut en elle même me mener à mes propres déséquilibres , puisque les endroits dans lesquel j'ai des repères sont éparpillés et bien éloignés les uns des autres , et tous les souvenirs se passent dans mon esprit.

Et quelques fois dans les pays loingtains ou je me retrouve, certaines odeurs viennent me rappeler ces histoires d'avant, enfouies dans cette mémoire devenue adulte et qui battaille entre ce que j'ai envie d'être vraiment, et ce que je dois être pour vivre dans un monde prétendu humain, alors que nous sommes presque asphyxiés par un système combattant notre humanité.

je n'écris plus en ce moment. Je n'ai d'une part plus le temps, et puis peut être que je n'ai rien à dire, ou peut être que je suis heureuse dans le silence.

Ma quête, je la continue. Elle s'arrêtera le jour de ma disparition de cette vie éphémère.

J'entame des recherches pour mon travail, et je n'ai plus réellement le temps de marcher, ni de voyager dans ce monde pour le découvrir, et voir comment je suis dans un monde brute quelques fois.

Plus tard, je reprendrai la route. Je la reprendrai le temps d'une histoire avec la vie, le temps je le souhaite de découvrir les aurores boréales.

Dans le présent, j'ai toujours ma quête qui me pousse à ne pas baisser les bras, et comprendre comment je suis face aux autres, et comment sont les autres vis à vis de moi, et modeler mes erreurs quand j'en ai.

Ma quête je la vis pour l'instant dans la spirtualité, toujours sereine de ce que l'islam me montre. Mais pour l'instant ma quête ne voyage pas au bout de la terre, et ne rencontre pas des êtres comme moi, qui se dispersent à travers le monde.

Je reste là, et chaque seconde je me dis qu'il peut être le dernier, alors je tente de ne pas commettre trop d'erreurs .

Je n'ai plus le temps d'escalader les murs, et vous le savez bien, je n'aime pas les murs, car les murs ont un bloc qui interdisent l'accès aux autres, l'accès à la découverte, l'accès à notre évasion. Je ne les contourne plus,car je n'ai pas le temps.

Alors, je les évite. Je me dis que quelqu'un passera après moi pour les détruire, et que finalement je viendrai voir les morceaux brisés, pour comprendre pourquoi ce mur est là.

Le mur, peut être aussi juste notre manière d'être et de vivre

Prends ma main, et fais avec moi des lignes de vie, une ligne sur laquelle je peux te rencontrer comme un compagnon à qui je peux tout dire, tout en gardant quelques secrets.

Nous avons tous nos petits secrets, raison pour laquelle il est plus facile de ne rien dire que d'inventer des excuses, ou prétendre penser ainsi alors qu'on doit porter un masque.

Je n'aime pas les masques. Les masques portent les traits de la désunions des êtres, et surtout de la désunion de toi même vis à vis de toi même, et c'est peut être cela le plus dur. Porter un masque est survivre sa vie, au lieu d'être un acteur réel dans sa propre vie.

Est ce la peur du jugement des autres qui fait ceci ?

Il est 4h26 du matin, c'est l'appel à la prière..

 

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MR,

 

15 juillet 2017

rien du 14 juillet 2017

N'attends rien des autres, mais marche comme si tu abandonnais tout, et que tu allais voir sur ton parcours, d'autres rêves.

J'ai déposé quelques uns de mes cris sur un par-terre un peu souillé et j'ai vu que les rêves n'abandonnent jamais l'espoir, ni cette envie d'aller de l'avant.

L'avant..

Nous avons tous des avants tellement différents, tout dépend de ce que l'on cherche, ce que l'on attend.

En fait je n'attends rien, à part un peu de poussière d'une solitude qui vêtirait mes larmes afin qu'elles deviennent des éclats de sourires.

Des éclats qui ne viennent pas briser notre chemin parsemé un peu des débris des autres, puis nos propres débris. Mais sur les débris qui viennent de mes pensées, on y trouve un semblant de couleurs, histoire de ne jamais couler.

Jamais couler, même quand l'eau devient si froide, et qu'on se laisserait trainer afin que ce froid glace les pensées si fragiles que nous pouvons avoir.

Certes je suis fragile. Cela étonne peut être le lecteur qui passe dans les lignes du fou qui écrit. Nous sommes tous des petits pions dans ces lignes, comme si nous livrons battailles à nous même.Mais n'est ce pas ainsi qu'on se retrouve ? Qu'on retrouve un peu notre équilibre sur le fil ou on se suspend ?

Arrête d'attendre des autres un brin de sourires, comme si une âme charitable ou surtout aimante, viendrait les déposer sur tes joues parfumées de sanglots.

Dailleurs, personne ne voit tes sanglots, puisque tes sanglots finissent toujours par disparaitre, au fil du vent qui vient les assécher, lorsque tu te promène dans les rues de ce monde.

Les rues de ce monde sont vivantes, puis quelques fois si solitaires dans un semblant de foule devenue si égoiste. Le semblant même de cette humanité.

Je regarde la famille, je regarde ma vie, je regarde les chemins que j'ai traversé, et surtout le présent ou je suis. J'ai envie de m'éloigner des ruelles parsemés de gens qui marchent , souvent pour ne rien dire. J'ai envie de m'éloigner de ces ruelles ou l'artificiel a semé des graines, pour engendrer un artificiel encore plus vide d'humanité.

Rien. Je ne dis rien . J'ai besoin d'une sérénité, j'ai besoin de retrouver ma quête, je me sens égarée, comme si j'étais devenue une orpheline et qu'il me fallait tout apprendre.

Oui, je sais, j'ai des bases. Des bases solides qui escaladent l'échelle de l'espoir, presque mouillée par une solitude qui quelques fois, devient presque blessante.

Dans le sac à dos de mes rêves, toujours collé à moi, je vais aller chercher un bouquet d'évasion , et questionner ma quête sur une perte de mon équilibre.

Mais je suis là.. Soutenue par une béquille invisible, je me tiens à une autre béquille.

Je balance ma vie sur l'échiquier sur lequel nous existons, et je me demande sur cet échiquier, qui est le fou ou le cheval, la tour ou le pion, la reine ou le roi, et quelles sont les cases que nous devons effacer pour poursuivre sa route.

Et si nous poursuivons notre route sans effacer les cases qui semblent, déranger notre quête ?

Pour celui qui passe, je sais je n'ai rien dit. Mais peu importe, finalement j'écris pour moi.

Ce sont des lignes posées, d'un 14 juillet 2017, ou le vide devient presque glaçant ce soir.

Demain tout ira mieux.

Demain lors de ma prière matinale, je regarderai le monde. Je saurai que le monde  est dans un état de naissance chaque matin, et que ce monde se couche le soir, et lorsqu'on s'endort on y laisse notre vie.

On se demande chaque fois si nous allons nous lever pour voir une aube nouvelle, ou si c'est peut être le dernier soir que nous fermons les paupières pour nous endormir et ne plus nous réveiller.

Demain, comme dans cet instant, je sais que je suis qu'une simple créature parmi d'autres créatures, et qu'au lieu de plaindre mes pensées et d'attendre quelque chose dont je n'en connais même pas le sens, je dois juste continuer d'exister et de sentir, en vibrant des émotions que la vie m'offre, quelque soit ce silence dont j'ai besoin.

Je balance mes espoirs sur la marche bancale que j'ai..

 

ab

Moi, MR

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10 juillet 2017

Ailleurs.. Là ou l'ombre me parlera de vie..

Je veux m'en aller pour découvrir le monde, aller au plus loin de ma quête, pour que j'enrichisse ce que je suis, puisque ce que je suis n'est pas grand chose finalement.

Nous sommes tous pas grand chose, mais nous nous définissons quelques fois, comme si nous étions des êtres si essentiels. On devrait aller au delà de nous même , même ce qui semble nous effrayer .

On devrait se découvrir, au lieu de s'apauvrir.

On devrait un instant de vie voir cette éclaboussure qui peut devenir, une étincelle d'espoir.

On fait des mots et des routes ce qu'on a envie d'en faire. On fait de la peur un barrage, ou on fait de la peur une étape nous permettant de la dépasser.

Peut être que ce qui nous effraye c'est l'inconnu, ne pas savoir.

L'inconnu ne m'effraye pas. Ce qui m'effraye c'est la lassitude, et le vide dans lequel on arrive à se balancer pour ne rien sentir, comme un gros trou qui ne mène à aucune émotion, mais qui nous ramène vers un néant ou on ne ressent ni bien être ni mal être, mais juste un vide neutre.

Je n'aime pas le vide neutre. Le vide si neutre accable mes espoirs et mes rires.

ffff

J'aime les rêves.

J'aime l'interprétation que j'ai de ce monde.

J'aime juste apprendre et comprendre que les blessures ne sont pas un échecs, mais peut être une tentative nous permettant d'aller bien plus loin, juste une remise à jour de nos pensées, pour commencer à vivre.

Si on ose. Si on veut. Si on considère qu'on est aussi important que ceux qui nous interdisent d'être qui nous sommes, car qui nous sommes ne leur convient pas.

Certains, un peu comme moi, envisagent une tournée autour de ces pensées positives, autour des reflets de ce monde, et  puis nous prenons l'option de découvrir ce qu'on ne sait pas pour réaliser que ce qu'on ne sait pas peut correspondre à notre quête, au lieu de rester planqué là, à attendre.

Attendre que les autres définissent notre vie ?

Je préfère me plaire, et plaire à ma quête au lieu de vouloir plaire à ceux qui veulent me rendre si libre, alors qu'en fait ils continuent d'anéantir ma vie.

Le monde est une découverte, et pour l'instant je suis là, sur la ville blanche. Cette ville qui en cette période estivale, est innondée de monde, et ressemble à tout sauf à un visage d'humanité.

 Je m'isole, dans une ombre que la lune ou le soleil auraient créée...

Je n'ai pas envie d'arrêter ma quête, ni d'oublier que les rêves sont essentiels à ma vie. Comme un arpenteur de bien des infinis, je vais à la recherche des infinis. Les infinis sont partout et variés, et si il faut que je m'éloigne au loin, là ou personne ne pourra savoir ou je serai, alors peut être, je m'en irai.

Ailleurs.. Là ou l'ombre me parlera de vie..

Je n'ai rien dit je crois dans la page du fou qui passe,

ggggg

Moi, MR

 

Moi, MR

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Lynn Farwin

 

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" Sur ton chemin il y aura des instants où tu feras des arrêts.

D'autres sur lesquels tu feras des embardées.

D'autres où tu marcheras avec des gens qui te sont proches.

D'autres où tu devras marcher seul...

Il y aura des jours où tu seras heureux...

D'autres où tu te sentiras triste...

Mais il ne faut pas t'inquiéter.

Tu n'as pas pris le mauvais chemin.

C'est la vie tout simplement."

Lynn Farwin

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